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Évaluation de la puissance nécessaire pour votre génératrice résidentielle automatique

Une génératrice trop faible cale au premier redémarrage de congélateur ; trop puissante, elle coûte cher à l'achat et tourne mal à faible charge. Le bon dimensionnement se calcule en quatre étapes.

Par La rédaction Occistart Publié le 5 min

Tableau électrique résidentiel avec inverseur de source et liste des circuits secourus
Tableau électrique résidentiel avec inverseur de source et liste des circuits secourus
Sommaire de l'article
  1. Étape 1 : inventorier les circuits secourus
  2. Étape 2 : relever les puissances
  3. Étape 3 : construire le pire cas réaliste
  4. Exemple chiffré, en ordres de grandeur
  5. Étape 4 : ajuster à l'environnement
  6. Les pièges qui faussent le calcul
  7. Coût et entretien, en ordres de grandeur
  8. Vérifier avant d'acheter

La puissance d'une génératrice de secours est le paramètre qui conditionne tout le reste : le prix, la consommation, la durée de vie et, surtout, le fait qu'elle fonctionne le jour de la panne. Le calcul est accessible, à condition de suivre une méthode qui distingue puissance établie et puissance de démarrage.

Étape 1 : inventorier les circuits secourus

La première décision est éditoriale, pas technique : qu'est-ce qui doit absolument fonctionner pendant une coupure ? Chaque circuit ajouté renchérit la génératrice.

Circuit Ordre de grandeur de puissance nominale Moteur avec appel de démarrage
Réfrigérateur Faible Oui, compresseur
Congélateur Faible Oui, compresseur
Chaudière et circulateur Faible Oui, circulateur, appel modeste
Pompe de puits Moyenne Oui, appel important
Éclairage d'une zone Faible Non
Prises informatique et téléphonie Faible Non
Pompe à chaleur Élevée Oui, appel très important
Chauffe-eau électrique Élevée Non
Four ou plaques Très élevée Non

Étape 2 : relever les puissances

Chaque appareil porte une plaque signalétique indiquant sa puissance en watts, ou son courant en ampères à multiplier par la tension du réseau. Pour les moteurs, la puissance nominale est celle du régime établi ; le démarrage appelle davantage.

2 puissances La puissance établie, que l'appareil consomme en fonctionnement, et la puissance de démarrage, appelée pendant une fraction de seconde par les moteurs. La génératrice doit fournir la seconde sans caler.

Étape 3 : construire le pire cas réaliste

Exemple chiffré, en ordres de grandeur

Secours essentiel

Froid, chauffage, eau, éclairage

  • Puissance établie totale : modeste, de l'ordre de deux à trois kilowatts
  • Plus gros moteur : la pompe de puits
  • Pointe : établi des autres circuits plus démarrage de la pompe
  • Génératrice de puissance moyenne, coût contenu

Secours élargi avec pompe à chaleur

Le poste qui change tout

  • Puissance établie totale nettement supérieure
  • Plus gros moteur : le compresseur de la pompe à chaleur
  • Pointe dominée par ce seul démarrage
  • Génératrice de forte puissance, coût et consommation élevés

Étape 4 : ajuster à l'environnement

Les pièges qui faussent le calcul

Coût et entretien, en ordres de grandeur

Le dimensionnement décide de la dépense, et pas seulement du prix affiché. Passer d'une machine de puissance moyenne à une machine capable de démarrer un compresseur de pompe à chaleur peut doubler le budget matériel, et il faut y ajouter l'inverseur de source, le génie civil de la dalle, l'amenée de carburant et le raccordement au tableau. L'installation représente couramment une part comparable à celle de la machine elle-même.

Opération Périodicité usuelle Qui s'en charge
Essai automatique à vide ou en charge Hebdomadaire ou mensuel, programmé La machine seule
Contrôle des niveaux et de la batterie Quelques fois par an L'occupant
Vidange, filtres, bougies Une fois par an ou selon les heures Professionnel ou occupant averti
Essai en charge réelle Une fois par an Professionnel
Contrôle de l'inverseur de source Selon préconisation du fabricant Professionnel

La batterie de démarrage mérite une attention particulière : c'est la première cause de génératrice qui ne démarre pas le jour de la coupure, loin devant les défauts mécaniques. Une batterie se remplace tous les quelques années, avant la panne et non après.

Vérifier avant d'acheter

Le calcul terminé, deux vérifications s'imposent. La charge minimale recommandée par le fabricant doit rester inférieure à la puissance établie habituelle des circuits secourus, faute de quoi la génératrice tournera trop peu chargée. Et le démarrage du plus gros moteur doit être testé après installation, tous les autres circuits en marche : c'est le seul essai qui valide réellement le dimensionnement. Un électricien réalise ce test à la mise en service, et il vaut la peine d'y assister.

Le raccordement d'un inverseur de source au tableau relève par ailleurs d'un professionnel qualifié, qui s'assure qu'aucun retour de courant ne peut partir vers le réseau et vérifie les obligations applicables à l'installation. C'est aussi lui qui tranche les cas limites du calcul, notamment lorsqu'une pompe à chaleur ou une pompe de puits ancienne se trouve à la frontière entre deux puissances de machine.

Un bon dimensionnement se reconnaît au fait qu'on l'oublie : la machine démarre, prend les charges, et personne ne remarque la coupure. C'est en général le signe qu'on a su renoncer à secourir la cuisson et le chauffe-eau, décision qui fait plus pour le budget que n'importe quelle négociation sur le prix de la génératrice.

Questions fréquentes

Pourquoi ne pas prendre la puissance de l'abonnement ?

Parce qu'elle correspond à la puissance maximale que le logement peut appeler, tous équipements confondus, ce qui n'est jamais le cas en secours. Une génératrice dimensionnée sur l'abonnement est surdimensionnée, coûteuse, et tourne à faible charge, ce qui encrasse le moteur. On secourt une sélection de circuits, et on dimensionne sur elle.

Où trouver la puissance de chaque appareil ?

Sur la plaque signalétique, en watts ou en ampères à multiplier par la tension. Pour les moteurs, la plaque indique la puissance nominale, et le courant de démarrage figure parfois sous forme d'un code ou d'un facteur. À défaut, on applique un facteur de démarrage usuel selon le type d'appareil.

Comment traiter les appels de démarrage ?

En identifiant les moteurs secourus et en appliquant à chacun son facteur de démarrage. On ne les additionne pas tous : le pire cas réaliste est le démarrage du plus gros moteur pendant que les autres charges fonctionnent en régime établi. C'est cette somme, puissance établie du reste plus appel du plus gros moteur, qui fixe la puissance de pointe à couvrir.

Quelle marge prendre ?

Vingt à trente pour cent au-dessus de la puissance de pointe calculée. Cette marge couvre les imprécisions des plaques, le vieillissement de la génératrice, l'altitude et la température qui réduisent la puissance des moteurs thermiques, et un ajout ultérieur modeste. Au-delà, on entre dans le surdimensionnement.

Que se passe-t-il si la génératrice est trop faible ?

Elle cale au démarrage d'un moteur, ou sa tension chute et les appareils électroniques se mettent en défaut. Les compresseurs qui ne parviennent pas à démarrer chauffent et s'abîment. Une génératrice sous-dimensionnée protège moins bien que pas de génératrice du tout, parce qu'elle donne une fausse assurance.

Et si elle est trop puissante ?

Elle coûte plus cher à l'achat et à l'installation, consomme davantage à vide, et tourne à faible charge, régime où les moteurs thermiques s'encrassent et où le rendement est mauvais. Les génératrices ont une charge minimale recommandée, en dessous de laquelle leur durée de vie se réduit.

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